visite Lacaune

 

Sortie du 10 novembre 2016 à Lacaune 

Nous nous sommes retrouvées ce jeudi 10 novembre pour partir en expédition dans les monts de Lacaune. Confortablement installées dans le magnifique bus "8eRPIMA" que le régiment avait mis à notre disposition, nous avons gravi sans encombre, sous la pluie et dans le brouillard, la route qui nous a menées aux salaisons OBERTI. Notre guide nous attendait pour nous faire découvrir ce complexe industriel ultra moderne conçu pour être visité.Cliquez sur les photos pour les agrandirImg 2595

Img 2596Img 2597

Trois éléments ont permis aux salaisons de voir le jour:

Une bonne viande: Pays d'élevage, les produits issus des animaux ont vite été commercialisés et la région des monts de Lacaune est vite devenue réputée pour sa viande et ses fromages.

Du sel: Pour conserver la viande, les habitants des monts de Lacaune avaient besoin de sel. Comme l'histoire est bien faite, ces habitants du "haut pays" après les travaux d'été chez eux descendaient au "bas pays" (le Languedoc) faire les vendanges. Ils descendaient avec leurs produits (viande et fromages) puis remontaient avec vins, fruits et le sel pour les salaisons.

Du vent: Située à 800m d'altitude, Lacaune se trouve sous l'influence de deux vents: la Tramontane ( sec et froid qui souffle du nord-ouest vers la mer, qui sèche) et le vent d'Autan ( doux et humide qui lui souffle du sud-est de la mer vers la terre et qui est le prolongement du vent marin de la côte, qui assouplit) qui ont permis de sécher naturellement les salaisons dans des séchoirs.

Img 2598Img 2599Img 2600Img 2601Img 2602Img 2603

La charcuterie familiale était une tradition à Lacaune avant de céder la place "aux salaisonniers" véritables entreprises artisanales. Après la deuxième guerre mondiale, de nouvelles techniques adaptées aux activités de salaisons permirent aux artisans de passer au stade industriel avec l'installation des premiers réfrigérateurs et le développement de séchoir à air ventilé.

L'histoire de la famille OBERTI est assez emblématique. D'abord revendeur de charcuteries sur les foires et les marchés locaux, monsieur Ernest Oberti a créé sa société en 1956. Puis, il a pris l'initiative avec son épouse de fabriquer leurs propres produits. L'activité de production s'est ensuite amplifiée dans les années 1980 avec l'entrée dans la grande distribution. A ce jour c'est le fils du fondateur qui dirige la société aidé de ses deux filles.

Img 2605Img 2606Img 2607

Nous avons pu voir le site de déchargement des jambons où est vérifié la conformité du produit et son taux d'acidité (un cochon stressé lors de son abattage sera trop acide et ne "prendra" pas le sel, Il n'est donc pas travaillé). Puis nous avons vu le réfrigérateur dans lequel sont stockés les grappes de jambons frais. Suivi par la salle de salaison où la machine ne peut quand même pas se passer de la main de l'homme. Les jambons salés sont mis au repos avant d'arriver aux séchoirs contenant près de 13 000 jambons qui resteront là de 3 à 18 voire 24 mois pour les produits d'exception. Img 2610Img 2611Img 2613Img 2616

Nous avons pu admirer un jambon de coche de 42 kilos! La coche est une truie qui a déjà mis bas, et qui est engraissée. Sa chair est donc meilleure, plus tendre et savoureuse

Img 2619Img 2623Img 2624Img 2625

Nous avons ensuite visité le musée attenant à la charcuterie retraçant l'histoire du porc et des salaisonniers avec les premiers instruments et les premières machines industrielles... Un vrai bain de jouvence!Img 2626Img 2629Img 2635Img 2638Img 2643Img 2646Img 2647Img 2649Img 2650Img 2651Img 2652Img 2660Img 2662Img 2668Img 2670Img 2675Nous avons terminé cette très belle et très intéressante visite par une dégustation dans la boutique de l'usine.... Et forcément nous avons fait le plein de cochonnailles...

Img 2677

Après cette mise en bouche nous avons été déjeuner au logis le relais de Fusies où nous avons été très gentiment accueillies par le patron de l'établissement qui a bien voulu nous en retracer l'histoire ainsi que celle de la famille Fusies.

Nous nous sommes régalées de bons produits frais régionaux dans une excellente ambiance, accompagnés de très bons vins. Nous avons pu découvrir en avant première le dernier whisky de la marque Black Mountain aux notes fumées...

Img 2695Img 2678Img 2681Img 2682Img 2683Img 2684 Img 2685 Img 2686 Img 2687 Img 2688 Img 2689Img 2690 Img 2691Img 2693Img 2694

Les plus courageuses se sont élancées sous la pluie pour une promenade digestive afin de visiter l'église paroissiale Notre Dame de L'Assomption dont la construction a débuté en 1668. Sur la place du Griffoul, nous avons pu admirer la Fontaine des Pisseurs, érigée au XVIe siècle. Lacaune-les-bains possède des sources d'eaux chaudes naturelles dont les propriétés sont connues depuis l'Antiquité. Ces eaux ont des propriétés diurétiques dont les effets sont illustrés par ces quatre enfants qui "pissent" imperturbablement. Img 2696Img 2697Img 2699

Derrière la fontaine installé sous des voûtes du XVIe siècle, une reconstitution présente la vie autour d'un lavoir au début du XXe siècle.

Img 2700

Il y avait encore beaucoup à voir mais il nous fallait rentrer à Castres.... Nous reviendrons...

Texte Laure DANIGO  Photos Liliane SALLES

 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau