FEVRIER 2013

« Manta – Oscar »


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En 1984 le régiment retourne en Afrique.

Le 6 août, départ d'un élément précurseur, aux ordres du chef de bataillon Gérard, pour l'opération « Manta-Oscar ». Le lendemain, c'est la compagnie d'éclairage et d'appui du capitaine Camarda qui décolle pour la même destination.

 

 Ce départ du régiment pour une seconde mission en deux ans au Tchad s'effectue dans les conditions d'une relève normale. Le « 8 » remplace le 3e RIMa, cette fois-ci, dans la zone ouest.

Les Forces armées nationales tchadiennes ont atteint le niveau souhaité grâce à la mise en place de l'assistance technique et Paris estime que la mission « Manta » doit toucher à sa fin. Le 13 septembre s'effectue donc le retrait de la quasi totalité des forces françaises. Cette nouvelle opération, baptisée « Silure », va voir en quarante cinq jours l'évacuation des Français s’effectuer, en grande partie par le Cameroun, par voie routière et ferrée et pour le reste par avion sur la République Centrafricaine. Le "8" va donc terminer « Manta » et faire « Silure ».

 Les interventions en général sont l'occasion de vivre des aventures exaltantes car c'est le "cœur du métier" pour les TDM d'être en action dans les immensités africaines.

 En dehors des phases opérationnelles la vie en base arrière fourmille d'histoires de toutes sortes qui, mises bout à bout, permettent aux "anciens" lors de certaines soirées de "remonter"

le Mékong.

Pour les anciens de Tchad ce sera plutôt le Chari. En voici une parmi tant d'autres:

 

Méchoui explosif

 

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C’est Bazeilles au camp Dubut à N’Djaména avec la « 3 » du capitaine Noirtin. Son adjoint, le capitaine Janiszewski est l’organisateur de la fête. A l’heure du méchoui, les foyers, creusés à même le sol sont rouges de braises. Tout le monde est là : les gars du « 8 » et les invités dont le général Béchu, chef de l’opération « Manta ». Tous sont détendus, des groupes se sont formés, on parle, on rit, certains s’affairent au service et le général déambule de-ci de-là. A l’approche des tranchées incandescentes, il remarque trois Tchadiens, armés de lances à incendie, qui arrosent copieusement un mur placé très près des foyers. Il avise le capitaine adjoint et se réjouit de voir qu’il prend soin de l’environnement en évitant avec l’eau que le mur se noircisse de fumée. Ce à quoi le capitaine Janiszewski répond un peu vite : « Ah non ! Mon général, c’est que le mur n’est pas très épais, il est brûlant et, derrière, j’ai toutes les roquettes de 89 et les grenades à fusil de la compagnie. Ca pourrait péter ! »

Le général s’est étranglé en buvant.

 Puis, sans s'émouvoir plus que cela, il s'est rapidement éloigné du "danger " pour discuter avec d'autres, un peu plus loin.

C'est ça la colo.

 Le 31 octobre, l'opération est terminée, le chef de corps, le colonel Maurice Le Page rentre avec un détachement. Le retour des compagnies sur Fayolle s'échelonnera jusqu'au 17 novembre.

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                                                           ADC (r) jacques ANTOINE

                                                                Chargé des Traditions

 

Commentaires (1)

1. SAFAR (site web) 06/07/2016

Bonjour,JE trouve formitable de ce retrouver autour d'un méchoui!!
avec les camarades.Mais ceci n'empêche pas le danger à tout moment !
Belles photos.!

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