BALLET HÉLICO AU 8

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Ballets d'hélicoptères depuis lundi et la semaine prochaine encore dans le ciel du Castrais : deux compagnies passent des tests opérationnels. 250 militaires sont mobilisés pour cet exercice interarmes.

Entre Castres et Montagne Noire, nombre de sud Tarnais ont eu l'occasion de lever les yeux au ciel depuis lundi dernier : un exercice interarmes de relative envergure se déroule au profit du 8e RPIMa. Il se poursuit toute la semaine prochaine. Des hélicoptères de transport, d'appui et de reconnaissance sont de la partie ! Et, les plus chanceux, ont du coup l'occasion de les voir se poser et/ou décoller, et même stationner dans la cour d'honneur du quartier Fayolle. Un moment, qui sans être inédit, reste plutôt rare.

 

«Quelles que soient les difficultés de l'époque, le Huit remet sans relâche le métier à l'ouvrage», résume le lieutenant-colonel Pierre (chef du bureau organisation et instruction : BOI), pour expliquer la philosophie générique de cet exercice. Et d'en rappeler l'objectif : «Être toujours prêt à remplir nos missions.»

L'officier explique : «Dans un cadre interarmes, il s'agit d'un exercice de synthèse qui vise à contrôler les capacités opérationnelles de nos sections.»

Dirigées par un lieutenant ou un adjudant, ces sections sont issues de la 2e et de la 4e compagnies. Quasiment 200 bonhommes !

Opposition du 4e RE

«Tactiques de combat, aguerrissement et force morale ... sont évalués sur 48 heures via des grilles de notations au cours d'une succession de missions qui passent par la saisie d'un objectif, avec opposition évidemment.» Le Causse, du côté d'Hauterive, est le théâtre des premières opérations ; puis, basculement par héliportage vers la Montagne (dont Les Cammazes) : «Reconnaissances, embuscades, et destructions d'objectifs en petits commandos de 2/3»... empêchées par une opposition fournie par le 4e RE de Castelnaudary (quelque 50 éléments). «Il s'agit d'engluer l'ennemi, commente le chef BOI. Un exercice double actions puisqu'il y a la mission d'une force adverse et donc l'affrontement de deux volontés.» Actions au réalisme renforcé par l'utilisation de lasers et de gilets capteurs! «Si quelqu'un est touché, il est désactivé», signale le lieutenant-colonel. Qui ajoute : «Cet aspect aussi fait partie du scénario : la cellule secourisme est mobilisée et des blessés graves - grimés de manière très réaliste - sont sur le terrain et doivent être pris en compte.»


Sur le terrain 250 militaires

Au total, quelque 250 hommes sont mobilisés sur cet exercice. Aux côtés des sections des 2e et 4e compagnies du Huit, on trouve une section du 31e régiment de génie de Castelsarrasin, un élément d'observation (guidage opérations aériennes) fourni par le 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes (notamment pour désactiver des engins explosifs improvisés, IED), et 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau.

Notons que la 3e compagnie du «8» s'est envolée pour la Nouvelle-Calédonie et que la CEA vient d'achever sa mission Sentinelle pour laisser sa place à la 1re compagnie.

                                                                                                                                                                                                                                                                           SB

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